Je crois… Je crois que tu te trompes.
Je pense que l’on peut vivre à deux.
Qu’il est possible pour deux êtres qui rêvent de se rejoindre.
Alors oui, certainement, ils devront faire des choix difficiles,
Décider de sacrifier un peu de leur temps pour l’autre.
Peut-être qu’au lieu de briller par leur excellence,
Au lieu de montrer à quel point ils méritent l’amour de tous,
De chercher dans chaque regard de l’admiration,
Piocher de l’amour là où il y a du désir et de l’envie,
Peut-être qu’au lieu de chercher de la lumière à l’extérieur,
Ils devraient nourrir celle qui rayonne plus faiblement à l’intérieur.
Peut-être que cet amour les ralentira dans leurs ambitions,
Mais peut-être aussi qu’il leur permettra de creuser plus profondément,
De rendre le tout cohérent.
A quoi cela sert-il de briller,
De brûler toute l’énergie, d’exploiter chaque once de talent,
Si c’est pour être seul sur le chemin ?
Seul à courir en tête pour aller plus vite et plus loin,
Et finalement, comprendre n’avoir fait que tourner en rond.
Je ne vois pas d’intérêt à refuser l’amour,
Le vrai, celui qui complète, qui enveloppe et qui dépasse,
Même à la porte de la gloire,
Même lorsque l’on croit que le rêve est à portée.
Faire face, accepter l’autre en soi, et soi dans l’autre,
Accepter d’être deux, au moins deux,
C’est déjà accepter le monde.
Et alors, quoique l’on fasse,
Quoique l’on essaye,
Nous ne sommes jamais seuls,
A s’encourager, à croire en l’autre,
A se rassurer, à affronter,
A donner un sens,
Deux,
Je pense que l’on peut vivre à deux.
Qu’il est possible pour deux êtres de joindre leurs rêves.