Je suis un loup au pelage gris

Oui… Je sais…
Je suis un loup au pelage gris,
Je porte toujours la même fourrure,
La même peau abîmée par le temps,
A l’odeur de chien mouillé.

Oui ! Je sais…
J’ai ce regard noir, cet air détaché,
Comme si je n’étais jamais entré dans ce monde,
Comme si je vivais dans un bois,
Observant la vie à sa lisière.

Oui, je sais.
Il y a quelque chose en moi,
Une énergie venue des étoiles,
Il y a des météores à voeux dans ma rétine,
Tout semble possible, le bien comme le mal.

Oui, je sais !
Je ne suis pas le plus beau des loups,
Je n’ai pas cette voix rauque
Ou cette gestuelle compliquée des grands prédateurs,
Je n’arrive pas à paraître, au lieu d’être…

Oui !! Je sais tout cela et n’en porte aucune honte.

Parce que…
J’ai de la joie dans mon coeur,
Du bonheur dans ma besace,
Et lorsque vous voyez gris,
Je projette un possible vert.

Je suis encore un louveteau,
Et n’ai jamais renoncé à apprendre
Ou à m’amuser avec ce que vous rendez trop sérieux.
Si je suis un cri, je suis un rire,
Et je garde toujours avec moi un sourire à offrir.

Ce monde a de multiples couleurs,
J’accepte les sombres et embrasse les clairs,
Il n’y a pas de journées sans nuits,
Il y a des beautés que seule la laideur révèle.

Alors oui !
Je n’ai rien pour te séduire,
Aucuns atouts à jouer
Ou mensonges magnifiques à te déclamer,
Comme tu le ressens, je le suis.

Si tu vois des pavés d’or sous nos pas,
C’est que nous suivons le même chemin,
La même destination inconnue,
Pointée par nos coeurs-boussoles,
Nos instincts-sonnars.

Oui…
Je vois se lever
Une nouvelle aube dans mon coeur.
Et tu as tout pouvoir pour souffler
Ou aviver cette jeune lueure.

Il n’y a pas de maquillages sur ton visage,
Pas de faussetés dans ton ton,
Nul regard perturbateur
Ou discours trompeur,
Je te vois toute entière,
Et j’aime ce que je vois,
Oui, je t’aime,
Je t’aime comme tu es,
Sans avoir besoin de nulle autre lumière
Que celle qui éclaire ton coeur.

Allons ensemble suivre nos chemins,
Je serais à tes côtés pour t’accompagner,
Et tu seras au mien pour m’escorter,
Viens vers moi, si le coeur t’en dit,
Je suis un loup au pelage gris
Et vis près de l’océan.
Si tu le souhaites,
Suis le chemin de sable jusqu’au chêne,
Celui au milieu des frênes.
Demande à un colibri,
Il saura me trouver.
Et alors je te confierais ce coeur
Qui désire battre près du tien.

2 commentaires Ajouter un commentaire

  1. Avatar de Stéphane MALAISÉ Stéphane MALAISÉ dit :

    Je suis la fille de Stéphane M ce poème et très jolie et celui sur mon papa aussi Anaïs

    1. Avatar de borlnov borlnov dit :

      Merci Anaïs, ton commentaire était une très bonne surprise et ça me fait plaisir que « Une autre vie » t’ai plu comme à ton papa. 🙂 Je suis content aussi que celui-ci te plaise aussi, merci pour tes retours !

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