Pensées – 20 avril 2016

Salut, j’aimerais vous partager une idée/présomption qui m’est venue hier soir. Mais je pense que pour vous l’expliquer, il serait plus simple de décrire le fil de la pensée que j’avais eu alors ; soit ce qui m’a conduit à avoir cette réflexion.

 

Si je vous le partage, c’est que j’ai trouvé que « la notion » était intéressante, dans le sens où elle ouvre des perspectives, notamment, pour ce qui m’intéresse, dans la création d’histoires ^^ Mais je suis assez curieux de voir ce que des esprits scientifiques/logiques pourraient penser de cela et peut être me dire que c’est vraiment du n’importe quoi… ^^ Ne vous méprenez pas, je ne dis pas que j’ai inventé ou trouvé un truc, juste que ça m’est venu comme ça ; et donc si vous me dîtes qu’il y a un Russe au début du 21ème siècle qui avait commencé à développer cette idée mais qu’en fait, c’était de la pure connerie, bah je serais content de le savoir ^^ Mon raisonnement fait très sûr de soi et est très certainement discutable à plein d’échelle mais tant pis, je vous le partage quand même ^^

 

Hier soir, en cherchant à m’endormir, j’ai continué ma réflexion sur la notion d’être humain – animal. C’est-à-dire que nous serions des animaux qui auraient eu la nécessité de développer leur intelligence pour survivre. Donc que notre « intelligence » ne serait que le résultat d’une lente évolution, comme un pic vert aurait un long bec pour survivre dans son milieu.

 

J’ai continué cette pensée sur les cellules et les atomes. Je me disais, qu’au final, nous sommes constitués de cellules, puis d’atomes et que nos actions, à petite ou grande échelle, n’ont plus réellement de sens. Si je mets mon poing dans la gueule d’un connard, à l’échelle planétaire ou du système solaire, on s’en fout, à l’échelle de la cellule ou de l’atome, aussi. Non pas dans le sens où il n’y aurait pas de répercussions mais dans l’idée où ça n’a pas de « sens ». Si je suis une cellule du poing ayant frappé, je ne fais que ressentir l’effet de propagation suite à la rencontre entre des cellules du poing auquel j’appartiens, avec d’autres cellules appartenant à la gueule de ce connard. La notion de : « poing dans la gueule de ce connard », à mon idée, n’existe qu’à une seule échelle : la nôtre. Expliqué autrement : je me suis dit que le sens que l’on pouvait donner à l’effet qui s’est produit, suite au « coup de poing dans le gueule de ce connard », est uniquement relatif à « l’échelle », ou plutôt au contexte, dans lequel je me trouve. Si je suis une cellule, je n’ai pas « conscience » de la notion de « coup de poing dans la gueule ».

La seule chose « vraie » pour toutes les échelles, c’est l’enchaînement d’événements, c’est-à-dire le mouvement des cellules, puis leurs rencontres. Reste la cause : elle a un sens à notre échelle mais pas forcément à celui de la cellule, ou du moins, on ne peut pas comprendre « autrement » la cause qu’en réfléchissant à notre échelle : quelles seraient l’intérêt pour des cellules à venir se percuter ?

 

Et donc, j’ai commencé à me dire que mes actes ne sont liés qu’à une suite d’enchaînement. Un peu comme lorsqu’on casse un triangle de boules au billard. La boule blanche va percuter la boule 1, qui elle-même, va percuter la boule 3, qui va à son tour, en percuter une autre, etc… J’ai voulu imaginé mon coup de poing dans la « gueule de ce connard » comme n’étant que l’impact de la boule 1 avec la boule 3. Mon geste ne faisant parti que d’une suite d’impacts ou de causes.

 

J’ai donc visualisé TOUS les événements depuis le Big Bang comme n’étant que des impacts indénombrables d’une boule à une autre. Si le big bang n’avait pas eu lieu, je ne serais pas là aujourd’hui. Si à un instant t, deux astéroïdes ne s’étaient pas télescopés à l’endroit précis où ils l’ont fait, la Terre n’aurait pas existé ou pas comme nous la connaissons aujourd’hui. Si cet impact avait eu lieu à 300km plus loin, la Terre n’aurait peut-être pas été vivable. Si mon père et ma mère ne s’étaient pas rencontrés, etc…

 

Après avoir dit ça, j’ai décidé de prendre le raisonnement à l’envers, en me disant que je suis là PARCE QUE mon père et ma père se sont rencontrés. Soit parce que la boule 1 et la boule 3 se sont rencontrées à cet instant t et à cet endroit précis. Puis-je me suis dit qu’à l’échelle de l’atome, c’était aussi vraie. Cet atome est là à cet instant parce qu’un autre atome, ou un autre élément de la même échelle, a bougé. En zoomant en arrière, si je suis là, si j’écris ce texte, c’est PARCE QUE « une suite d’atomes » a bougé (et non moi « qui ait fait bougé » le premier atome).

 

Je suis donc en train de me demander, si nous ne sommes pas que l’image d’interaction d’atomes (ou d’autres éléments à la même échelle ou plus petits, s’ils en existent). Un peu comme si les atomes étaient les points de couleurs d’un tableau pointilliste. Et qu’en se reculant, on nous verrait nous, puis les planètes, puis le système solaire, etc…

 

Même si j’interprète ce tableau comme représentant une femme, peut être que quelqu’un d’autre, pourrait y discerner un chien, c’est comme l’interprétation d’une illusion d’optique (si quelqu’un voit un fruit, d’autres peuvent y voir un visage). Pour ne reprendre que l’exemple de la vue, ce que je vois m’est transmis par mes yeux, les nerfs optiques, etc… c’est ensuite mon cerveau qui fait l’interprétation de ce que je vois. Mais ce n’est qu’une interprétation, il est très facile de « piéger » son cerveau avec des illusions  et donc ce que l’on voit n’est pas LA vérité mais notre vérité.

En même temps que j’écris sur cette page, avec une « autre interprétation » des éléments qui me « constituent »,  c’est peut être une femme qui dort. Si sur une feuille, je mets des points, je donne cette feuille à des enfants et leur demande de relier ces points. La manière dont ils vont relier ces points pourra être différente. Dit autrement : les atomes (ou autres éléments) qui font partis de moi peuvent être interprétés de manières différentes pour former autre chose, que moi.

 

Je suis donc en train de me demander si ma vie n’est pas qu’une interprétation que l’on pourrait faire d’un enchaînement, ininterrompus, d’atomes. Et que des mondes « parallèles » pourraient exister et non pas comme j’aurais pu le croire : quelque part d’autres avec d’autres éléments, mais ici même avec nos éléments. Soit, à mon sens, si ces mondes existent, ils ne sont qu’une interprétation différente du nôtre.

 

Ce qui a pu me déranger en y réfléchissant, c’est la notion de cohérence du monde dans lequel je vis : comment quelque chose d’autres pourraient vivre avec mes atomes, en même temps, alors que je provoque des actions, je déplace des objets ?

En y réfléchissant, notre vie n’a dû sens que parce que nous la vivons telle qu’elle est, dans le contexte dans lequel elle est. Tout cela a dû sens parce que je vis dans cette « interprétation », si je vivais dans une autre, les lois, les mouvements, les actes de notre monde seraient aussi absurdes que de se jeter du fromage à la tronche en dansant la macarena (et encore là ça a dû sens ^^).

 

Pour conclure, la pensée que j’ai eu et qui m’a plu, je peux la résumer comme ce qui suis : je ne pense pas que les atomes réagissent à nos actes ou que nous pouvons « agir » sur les atomes (et autres éléments de la même échelle), car tous les interactions qu’ils produisent découlent du Big Bang et de la propagation de son « explosion ». Nous ne serions donc que l’interprétation, parmi une infinité, de la plus grosse partie de billard débutée il y a de ça beaucoup d’années ^^

 

Je me suis arrêté là, après je me suis endormi ^^

Ecrit le 20 avril 2016

Un commentaire Ajouter un commentaire

  1. Avatar de Philippe DOINEL Philippe DOINEL dit :

    C’est très déterministe tout ça !
    Avons-nous donc un libre arbitre ou sommes-nous dirigés que par des atomes et de la chimie…
    L’Ego de l’Homme et son « intelligence supérieure » ont du mal à l’admettre en tout cas, mais une chose est sûr : Nous ne sommes « que » des animaux ! et c’est déjà merveilleux !
    Philippe

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