La fatigue s’est abattue sur moi,
Comme on plonge sur une proie.
Je reste là, coi, à faire glisser le temps
Sur mon esprit mort et mon corps vivant.
Mes rêves sont simples, mon amour est infini,
Ils pensent que je mente quand je dis mes envies.
Et pourtant, il y a un lac où je rêve de me baigner,
L’eau y est clair, et miroite l’au-delà
Des lapins nuages et des nuits étoilées.
L’air y est doux et soigne mon cœur las.
Quand est-ce que les hommes et les femmes apprendront
A s’aimer et à se demander pardon.
Il ne sert à rien de viser la perfection,
S’il n’y a pas d’authenticité dans la passion.
Il vaut mieux rater, se rater, se relever et continuer
Plutôt que d’affirmer que l’on est un raté.
S’égratigner, s’écorcher, dérater,
Dériver et s’enfoncer.
Loin, loin, loin…
Beaucoup trop loin.
Jusqu’à blesser, accuser et agresser
L’autre qui n’est pas soi, l’être tant désiré.
Et oui,
Comment l’étranger peut apprécier
Ce qu’on ne sait pas soi-même aimer.
Et oui,
Le mensonge est plus doux,
Mais il rend tout plus flou.
Où sont passés les enfants dans les gens,
Leur curiosité de se découvrir autrement ?
J’aimerai vous voir fleurir
Avant de partir.
Alors soignez vos peurs
Et embrassez l’amour,
Avant que tout meurt
Et qu’il n’y ait plus de jours.
Je suis assis, là,
Et regarde le temps,
Gouttant entre mes doigts
Comme des jours fuyants.








