— Comment vas-tu ?
— Bien.
Enfin,…
J’ai un petit picotement,
Une pointe dans le flanc.
Et ça me démange,
Sans vouloir s’arrêter.
C’est vraiment étrange
D’être tiraillé.
J’ai le corps qui brûle,
L’âme qui hurle.
Dans la tourmente.
J’ai tellement envie de me retourner.
De combler le manque
De mon cœur percé.
Rien qu’une odeur, une voix,
Un petit contact de doigt…
J’ai envie de creuser
Un tunnel vers le passé.
De prendre le temps,
D’apprécier chaque instant,
Comme si tout pouvait s’écrouler
Et que dans un clignement d’oeil,
Je me trouve enterré,
Brisé sous mon deuil.
Il n’y a pas de lumière,
Dans les enfers.
Il n’y a que des morts
Leurs peines et remords.
Alors je dois avancer,
Droit devant moi,
Ne jamais se retourner,
Au risque de perdre sa voie.
Aphone,
Au ralenti,
Je m’empoisonne
De mes si.
Il n’y a pas de fond
Aux suppositions,
Jamais de fin
Au trop plein.
Je ne suis jamais assez,
Ou toujours à côté.
Je dois arpenter,
Continuer,
Même avec la douleur.
Il y a un chemin
Pour chaque marcheur,
Une ardeur
Dans chaque lendemain.
Pour qui ose braver
Ses doutes et anxiétés,
L’obscurité se fait jour.
J’ai de l’espoir,
Même plongé dans le noir.
Je crois en l’amour.
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— Comment vas-tu ?
— Bien.
…
Et toi ?










