Ils partent vers la mer,
Forment des convois dans le ciel,
Et parfois, nous disent au revoir.
Sur leurs lits d’hôpitaux,
Hagards, souffrants ou tristes,
Leurs regards harponnent les âmes
Et s’accrochent à nos mémoires.
Après les départs,
Ne reste que ceux qui restent,
Et quelques plumes gardées dans un tiroir.
La vie est un pari,
Demain a de l’espoir.
Il faut résister à l’envie
De rejoindre les flux migratoires.




