Résilience

Tu te crois dur(e) ?
Tu crois qu’être fort(e) c’est ne rien dire et encaisser ?
Tu penses qu’il suffit de tout fermer, visage compris,
Pour être protégé(e) ?
Qu’il suffit d’une carapace, d’une armure en titane,
Pour faire face aux coups ?
Qu’est-ce que tu crois ?
Faut morfler, le sentir dans son corps,
Dans son cœur, pour s’endurcir.
Il faut s’être asséché à force d’avoir pleuré,
Il faut que l’ego ait pris des K.O.,
Qu’il se soit ramassé à terre,
Pour enfin comprendre.
Ce n’est pas une histoire de force physique,
Ni de compétences ou de talents,
Mais de résilience.
C’est lorsque tu es à terre,
Que tous te disent d’y rester,
Lorsqu’il n’y a que toi, qui y crois,
Quand tu n’es plus qu’une flamme vacillante
Au milieu de l’obscurité,
C’est à ce moment-là seulement,
Que tu fais le vrai choix :
Te laisser couler ou raviver le feu.
Personne ne se battra mieux que toi,
Pour toi, pour défendre ce en quoi tu crois.
Alors, petit être face à une immense peur,
Tu te dresses, minuscule et tu t’affirmes !
Tu serres les poings et tu te bats nu(e),
Sans autre protection que toi.

C’est ça le vrai courage.

C’est se prendre des coups où ça fait mal,
C’est apprendre de soi, pour soi,
Et lorsque tu comprends enfin,
Tu ne vois plus la vie comme un combat,
Mais comme un chemin,
Une route avec des hauts et des bas.

Et cette route, elle est comme elle est,
Elle n’a rien de plus ou de moins que celle des autres,
C’est à toi de l’interpréter,
De l’égailler,
D’en voir les beautés.

Puis avec de l’habitude et de l’assurance,
Tu peux lever le nez,
Voir ceux qui marchent à tes côtés,
Sur des voies parallèles.
Tu peux ne rien dire,
Faire comme s’ils n’existaient pas,
Ou entrer en contact,
Communiquer,
Joindre les chemins,
Tout en continuant
De marcher,

Avec tes doutes, tes forces et tes pleurs.

Laisser un commentaire