Chanter à ne plus pouvoir respirer

Dans la fournaise d’une nuit d’été,
Elle marche, perdue dans ses pensées.
Elle sort lorsque tout le monde dort,
C’est le seul moyen de cacher son corps.

Elle est belle mais célibataire,
Ça fait longtemps qu’on lui joue le même air,
Les mêmes phrases, mêmes boniments,
Prononcés par les mêmes cœurs ardents.

Elle est surdouée mais toujours rabaissée ;
Par méchanceté, on l’a persiflé.
Par jalousie, on l’a abandonné.
On a fait d’elle la bête à chasser.

Nul ne peut être extraordinaire,
Personne ne peut vivre sans ses pairs.
Pour être acceptée, elle s’est déguisée,
Elle porte un masque pour être aimée.

Alors le soir quand la nuit tombe enfin,
Lorsque l’obscurité cache son tain
Et que sa voix devient l’oriflamme,
Le porte étendard de son âme,
Elle chante ; pour être délivrée
De la prison où on l’a enfermé
Pour qu’enfin elle puisse s’accepter
Et qu’elle retrouve sa liberté !

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