Au fond de la mer

Assis au fond de la mer,
Il repose sur un siège de corail.
Il ne dit rien, ne respire pas,
Il ne bouge pas.

Autour de lui,
Danse l’océan,
Chantent les bancs
Des poissons volants.

Le soleil étend ses longs doigts fins
Et caresse sa peau,
Illumine son visage d’un sourire radieux.

D’autres nagent à côté de lui,
En scaphandre, avec des branchies
Ou en apnées.
Ils viennent et repartent,
Bougent sans cesse,
Mais il ne les regarde pas,
A peine les perçoit-il,
Ses yeux sont uniquement rivés
Sur la femme face à lui.

Assise dans un coquillage,
Elle sourit, autant pour elle que pour la vie.
Cela fait longtemps qu’elle s’est habituée à ces plongeurs,
Certains ne viennent que pour saisir sa beauté,
Tandis que d’autres rêvent de se lover à ses côtés.

Malgré elle, elle s’est adaptée,
Elle a appris à se protéger.
Mais cet homme que le soleil semble bénir,
Elle ne sait pas quoi en penser.
Il a quelque chose de la lumière bleue électrique,
Celle qui attire les éphémères, les soirs d’été.

Il ne bouge pas, ne dit rien,
Il est indécis,
Sa tête lui dit d’abandonner,
Son cœur de l’aimer,
Mais son instinct lui suggère de patienter.
Car cette femme est en pleine tempête,
Elle louvoie dans ses pensées,
Alors il attend,
Il attend le bon moment,
Il attend qu’elle soit prête,
Prête à l’accepter.

Quant à elle,
Elle attend,
Elle attend un mouvement,
Un geste, qu’elle puisse le cerner.

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