Il pleut sur Angers,
Les gouttes s’écoulent sur mes vitres,
Elles s’étirent comme des rivières,
Des affluents dont le destin est de former un plus large courant.
Elles se suivent comme des fourmis,
En quête du meilleur passage.
Puis,
Elles sèchent,
Elles laissent des traces,
Comme des fossiles prisonniers du temps, elles déclament :
“J’ai été ici, j’ai vécu là et je suis mort”.
Et moi…
Moi, je les efface.
D’un coup de chiffon, j’éradique leurs existences,
Elles ne sont déjà plus,
Elles n’ont jamais existé.
Il a plu sur Angers,
J’ai nettoyé mes vitres.