Te souviens-tu du temps où nous dansions,
Sans aucun prétexte, en toutes occasions ?
Ce n’était ni prodigieux, ni très beau,
Mais nous suivions notre propre tempo.
Nous courions partout, sans nous épuiser,
Le matin ici, la soirée là bas,
Aucune attache, juste toi et moi,
A la poursuite de nos destinés.
Et tu fredonnais les chansons passées,
Tous les airs âgés des vinyles usés ;
Comme un diamant sur les vieilles pistes,
Tu suivais le sillon des artistes.
Dans tous tes mots tu cachais un sourire,
Un désir de montrer une autre vie ;
De suivre son cœur et sa mélodie
Pour tout embraser d’un éclat de rire.
Puis, sans bruit, nos esprits se sont déliés.
Nous avons perdu le goût de l’autre
Et sommes redevenus étrangers.
Reste tous ces souvenirs, les nôtres.