Elle avance dans le brouillard,
Les mains tendues vers l’inconnu,
Qui un matin, peut-être un soir,
L’aimera pour son âme nue.
Elle est tenue à la gorge,
Corsetée autour d’un soutien ;
L’arbre nid d’un rouge-gorge,
Qui tissa de son chant, des liens.
Elle avait cru aux envolés,
Aux piaillements d’un homme neuf,
Mais dont le bec était courbé
Pour mieux tirer la chair de l’œuf.
Elle ne porte plus le blanc,
Masque sa beauté sous du noir,
Car elle est femme maintenant
De celui qui chercha sa gloire.
Elle, dont l’erreur fut d’aimer,
Est cloîtrée dans une cage,
Pour ne plus avoir qu’à couver
Les descendants d’un lignage.
Elle déchire son suaire,
Décide de ressusciter,
Elle porte la lumière
Pour qui rêve d’égalité.
Ecrit le 13/09/2016