La danse qui ne pouvait s’arrêter

Au milieu des volutes de fumée,
Dans un brouillard que nous nous sommes créés,
Nous dansons, elle et moi, pour oublier,
Oublier que nous avons un passé,
Et des témoins pour nous en rappeler.
D’abord distant, nous nous sommes approchés,
De côté, comme pour nous éviter,
Mais nos regards ne pouvaient se délier
Comme attirés, nos corps se sont touchés.
En un instant, nous avons décidé
Qu’il fallait associer nos libertés
Dans un seul mouvement improvisé.

Nous dansons, elle et moi, pour oublier,
Oublier que d’autres puissent exister
Et qu’ils feront tout pour nous arrêter,
Pour nous rendre jaloux, nous dégoûter,
Nous prouver que ce monde est fou à lier,
Et qu’il est superflu de s’agiter.

Nous dansons pour ne jamais oublier
Qu’il est toujours possible de s’aimer.

Ecrit le 28/11/2016

Laisser un commentaire