Acte 3
Scène 1
Elle se laisse dépérir,
Veut mourir.
Le regard perdu à travers sa fenêtre,
Elle laisse le désespoir envahir son être.
Jamais a-t-il dit.
Mais la danse est sa vie.
Sa liberté, son âme, sa passion,
Son cœur, sa force, sa raison.
Cachée sous son ombrelle,
Elle n’ose plus contempler le ciel.
La nature frémissante, vivante
Lui rappelle sa tourmente.
Un simple chant d’oiseau
Et elle tombe en lambeaux.
Il lui écrit toujours
Mais elle n’a plus le cœur pour.
Un faucon aux ailes brisées,
Gît dans un fourré,
Attendant que l’on vienne le délivrer.
Il est inutile de se battre,
La vie n’est pas un théâtre
Où des héros dorés
Viendraient le sauver.
Tout a été dit,
Tout est fini.
Il peut crier, piailler
Mais qui peut le libérer !
Les jours passent,
La faim grandit,
Son regard s’alourdit
Et il trépasse.
Fleur fanée,
A la mémorable beauté.
Au parfum oublié.
Il la garde à sa portée
Chérissant son passé.
Chacun à son tour, on vient la rassurer,
La presse d’oublier.
Ce n’est qu’un petit sacrifice,
Devant le grand office.
On l’habille de blanc,
Mais elle n’a plus la pureté d’avant.
L’enfance est partie.
Ne reste plus que ce terrible ennui.
La fenêtre ouverte, elle entend
Ce qui faisait sa joie avant.
Les enfants courent entre les tables,
Et répondent aux vieilles personnes affables.
Ils se gavent de sucreries
Jusqu’à plus d’appétit.
Braves enfants, vivez
Tant que vous le pouvez…