Poor lonesome cowboy

The searchers

Cowboys : des âmes solitaires perdues dans le désert. Rien n’est trop à l’écart ou inhabité pour eux. Ils ont un profond désir de solitude, qui n’est pas de l’égoïsme : ils ont le cœur tendre et le peu qu’ils possèdent ils le partagent ; c’est plus une volonté, une pulsion, une envie de déguerpir, causée par l’impression de n’être jamais à leur place. Les discussions sans passion les fatiguent, ce n’est pour eux que du bruit servant à cacher le silence. Mais c’est justement en lui qu’ils se sentent à leurs aises, lorsqu’ils peuvent rêver seuls, dans leurs mondes. Leurs songes ne sont pas alors les plus beaux, ni les plus cauchemardesques, ce ne sont que des histoires banales où ils se sentent impliquées.

Je ne vis pas dans le désert et ne porte pas de revolver mais j’ai l’impression d’être de ceux-là.

De vivre juste en dessous des toits.
D’être un artiste peintre mélancolique,
L’éternel grand classique :
Butte de Montmartre
Et destin brisé ;
Vous savez le maigrichon,
Le drogué, l’assoiffé de vie,
Celui qui meurt dans la tristesse qu’il a fait sous lui.

Est-ce un manque de courage
De ne pas suivre le modèle tout tracé
Et de vivre à son aise ?
D’être le déprimé rêveur
Qui devrait crouler sous le bonheur.

Je n’ai pas besoin d’artifice,
De théorie mystique
Ou de potion magique
Pour voler au dessus des nuages.
Je reste éveillé depuis des années
Je vis d’autres histoires pendant que je vous écrivais
Je n’arrive plus à me détacher
Ou à m’ancrer.
Je ne suis plus ici,
Jamais là-bas.

Je n’attends pas de miracle,
Juste une bouée,
Un repère illuminé,
Quelque chose à quoi m’attacher,
Quelqu’un à aimer.

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