Une éclosion de sentiments,
Un rêve soyeux,
Un désir précieux.
Tel un soleil rougeoyant,
Vous m’apparaissez dans l’aube assaillant.
Conquérante guerrière,
De mon cœur devenu poudrière.
Aveuglé, terrassé par votre beauté,
Je ne peux que m’agenouiller…
Un regard parfois,
Un sourire quelquefois,
Mais jamais plus qu’il n’en faille,
Pour percer mes écailles.
Je n’ai pas assez de sens
Pour décrire cette absence,
Cet abîme que vous creusez dans mon esprit,
Ce manque qui m’avilit.
Chaque matin est un automne
Où, l’âme monotone,
Je dois avouer ma faiblesse,
Cette terrible bassesse,
Ce manque de courage
Qui me rend vermeil de rage.
Vous avez tout de la déesse,
Mais je n’ai rien d’Héraclès…
Un simple humain,
Au visage commun.
Chaque matin est un hiver
Où je désespère,
De vous voir tourner la tête
Vers mon faciès de bête.
Je ne suis rien,
Moins qu’un vaurien,
Pire qu’un mendiant
Et pourtant…
Chaque matin est un été,
Où votre vision illumine ma journée.
Mon cœur oublie les saisons
Pour que tambourine la passion.
Un conte s’écrit alors,
Une histoire aux lettres d’or.
Un rêve qui s’étire
Tant qu’irradie votre sourire !
Rempli d’audace,
Je vous fais face
Et vous embrasse.