Je fixe cet astre rougeoyant
Qui du ciel est roi éternel.
Il me brûle de ses rayons ardents,
En me clouant les ailes.
Qui du ciel est roi éternel.
Il me brûle de ses rayons ardents,
En me clouant les ailes.
Autour de moi, les morts s’éveillent,
S’étirent, baillent et se lèvent.
Les ombres grandissantes s’allongent
Et s’emparent de mon empire de songes.
Les vautours tournoient dans l’azur,
Attirés par ces milliers de corps.
Ils piquent, arrachent les cœurs,
Portent tripes pour seule parure.
Mon esprit s’éloigne et divague
Laissant sur place corps et âme
Sans concerts, ni trompettes, je suis la vague.
Je meurs comme je nais : sans acclame.