La dernière demeure

Une ligne droite, une pente douce
Des pas lents, un pouls faible
Tu te laisses porter par le courant
Une légère brise passe dans ta nuque
Quelques cheveux s’envolent.
Une odeur suave se dégage
Tes yeux rivés sur la cime des arbres
Suivent l’envol des feuilles d’automne.
Tu m’aperçois au-delà, je te vois, plus loin.
Une main blanche se pose sur ta joue.
Un adieu plus qu’un au revoir.
Une perle glisse sur tes pommettes,
Trace sa route sur tes lèvres.
Un pouce pour la faire disparaître.
Un dernier sourire, puis !
Puis, tu rebrousses ton chemin.
Mes yeux se closent.
Le vent emporte la poussière.
Je me décompose.
Ton cœur se met à battre plus fort.
Ici dans ma dernière demeure, je repose.

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